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Face à la guerre – dialogues européens


Le projet « Face à la guerre – dialogues européens » consiste en une série d’événements rassemblant des personnalités des secteurs de la recherche, des think tanks, des médias et de la sphère publique pour soutenir la discussion et le débat sur les bouleversements en Europe engendrés par la guerre en Ukraine.

En rapprochant ces voix expertes venues de l’ensemble du continent, en accompagnant les croisements entre disciplines, en facilitant aussi les interactions directes avec le grand public, le projet « Face à la guerre – dialogues européens » vise à mettre en regard les enjeux globaux auxquels le projet européen est confronté et les contextes locaux dans lesquelles les populations européennes les abordent.

« Face à la guerre – dialogues européens » se développe autour de deux axes :

Un socle événementiel consistant en des rencontres publiques thématisées dans différentes villes européennes ;
Un fil rouge intitulé « Où est l’Europe ? » permettant dans chaque ville d’accueil de l’événement (« Où est l’Europe à Prague ? », « Où est l’Europe à Vilnius ? », etc.) de mettre en avant des « expériences de l’Europe », passées ou actuelles.

Le cycle a été lancé à Prague le 14 novembre 2023 et s’est poursuivi à Vilnius les 30 novembre et 1er décembre 2023. Avant Amsterdam, Sofia, Helsinki et Rennes, c’est à Varsovie que le projet fait étape les 11 et 12 mars 2024.

VARSOVIE

11 et 12 mars 2024

La recherche et le défi de la connaissance face à la guerre

L’année 2024 se présente comme une année charnière pour l’Europe : aussi bien sur le plan interne (élections européennes, défi de l’élargissement de l’Union européenne, replis nationaux) qu’externe (enjeux sécuritaires liés à la guerre en Ukraine, élections aux États-Unis, guerre entre Israël et le Hamas et instabilités au Proche-Orient), les pressions et menaces sur l’Union européenne et le projet européen sont nombreuses.

Deux ans après le début de l’invasion russe de l’Ukraine et dans ce contexte de défis majeurs, il apparaît essentiel de consolider le rempart contre les approximations et la polarisation des discours que constituent la connaissance et le travail d’analyse. L’enjeu ? Mieux évaluer le réel, ses vicissitudes et les espaces existants pour l’action.

C’est le sens de cette nouvelle séquence, à Varsovie, du cycle de débats publics « Face à la guerre – dialogues européens ». En mettant l’accent sur la thématique « La recherche et le défi de la connaissance face à la guerre », cette étape à Varsovie souligne la nécessité de soutenir les échanges en Europe et au-delà sur la production et la circulation des idées et des courants de pensée. De même que le surgissement de la guerre sur le continent européen a bousculé l’ordre établi et nombre de certitudes, le champ de la recherche et les enjeux liés au débat public évoluent de manière significative. Ainsi, l’avenir de la recherche en Europe se joue-t-il à l’Est ? Quelles sont les conditions et moyens nécessaires pour renforcer l’expertise et en appuyer la diffusion ? Dans une Europe demain élargie, de quels espaces disposent les chercheurs et, plus largement, les acteurs du débat public pour favoriser la dissémination des savoirs et l’émergence des récits ?

Les « Dialogues européens » se tiendront à l’Université de Varsovie, à la galerie nationale d’art Zachęta et à l’Institut du reportage. L’événement est organisé à Varsovie en partenariat avec l’Ambassade de France en Pologne, l’Institut français de Pologne, et le Centre de civilisation française et d’études francophones de l’Université de Varsovie et le Centre européen de l’Université de Varsovie.

Lundi 11 mars

9.15-9.45 – auditorium : Ouverture

Zygmunt Lalak, Vice-recteur de l’Université de Varsovie pour la recherche

Andrzej Szeptycki, Vice-ministre des Sciences et de l’Enseignement supérieur

Aurélien Lechevallier, Directeur général de la Mondialisation, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Etienne de Poncins, Ambassadeur de France en Pologne

9.45-11.15 – auditorium : L’Europe et l’impensé de la guerre

Il y a 20 ans, au terme d’un nouveau cycle d’élargissement, 8 pays d’Europe centrale et orientale (aux côtés de Chypre et Malte) adhéraient à l’Union européenne, rejoignant ainsi après des décennies de fractures un projet fondé sur la paix et des valeurs normatives favorisant l’intégration et les échanges. Le projet européen garantissait croissance et stabilité et allait se montrer robuste, notamment face aux crises financière et sanitaire. Le 24 février 2022, l’invasion russe de l’Ukraine a provoqué une onde de choc majeure sur le continent européen et au-delà. A la fois inquiète et solidaire, l’Europe se réarme : le retour de la guerre dans un contexte géopolitique instable semble signifier un changement d’époque. Que n’avons-nous pas vu venir ? Dans un continent marqué au XXe siècle par l’expérience des conflits, quelle perception de la menace n’avons-nous su suffisamment partager ? Quelle conscience commune avons-nous aujourd’hui des défis à relever pour maintenir unité, cohésion et sécurité ? Quel impact la guerre a-t-elle sur le projet européen, à la fois dans son organisation interne et dans son ouverture au monde ?

Małgorzata Bonikowska, Docteure en sciences humaines, Centrum Stosunków Międzynarodowych, Centre for Europe, Université de Varsovie (Pologne)

Nadia Hachimi-Alaoui, Enseignante-chercheure au Center For Global Studies, Université internationale de Rabat (Maroc)

Constantin Sigov, Philosophe and Directeur du Centre des études européennes, Université Mohyla de Kyiv (Ukraine)

Céline Spector, Professeure de philosophie à l’Université de Paris-Sorbonne et Professeure associée au Collège d’Europe à Bruges (France)

Modération : Edwin Bendyk, Journaliste et Président de la Fondation Stefan Batory (Pologne)

11.30-13.00 – auditorium : L’avenir de la recherche européenne se joue-t-il à l’Est ?

À l’image de la mobilisation des États et des sociétés européennes en réaction à l’agression de la Russie et en solidarité avec le peuple ukrainien, la recherche européenne se mobilise pour mieux saisir et étudier les évolutions contemporaines. La guerre et les transformations politiques qui marquent cette zone donnent lieu à un décentrement scientifique pour produire de nouvelles connaissances sur l’histoire et les sociétés de l’ancien espace soviétique, mais aussi de nouvelles propositions pour les sciences sociales en général. En effet, la reconfiguration en cours de cette partie de l’Europe interroge à nouveaux frais les paradigmes formulés pour d’autres terrains d’enquête. Cette table ronde examinera ainsi les thématiques mises en avant dans ce déplacement de perspective et les contributions attendues au renouvellement des sciences sociales.

Asia Bazdyrieva, Historienne de l’art (Ukraine)

Françoise Daucé, Directrices d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) (France)

Dagmara Jajeśniak-Quast, Co-directrice du Viadrina Center of Polish and Ukrainian Stories et Professeure d’Etudes polonaises interdisciplinaires (Pologne / Allemagne)

Krzysztof Jasiecki, Professeur en Sciences sociales, Centre for Europe, Université de Varsovie (Pologne)

Modération : Tomasz Stryjek, Professeur d’histoire contemporaine à l’Académie polonaise des Sciences (Pologne)

14.15-15.45 – escaliers jaunes : Où est l’Europe ? Récits et enjeux mémoriels face au temps présent

En lien direct avec l’ambition du projet « Face à la guerre – dialogues européens », cette table ronde entend poser la question de la circulation et de la connaissance des récits en Europe. A l’aube d’une nouvelle vague d’élargissement de l’Union européenne, le sujet apparaît prégnant. Ainsi, s’il existe un « nous » européen, quels en sont les déterminants et quelles références faut-il convoquer pour établir ce « commun » ? De quelle Europe parlons-nous ? Celle des valeurs ? Des réseaux ? De l’Europe protectrice ? De la puissance économique ? Les récits se superposent ou s’entrechoquent parfois, posant la question de la conscience collective de cette variété d’histoires et de représentations constitutive du projet européen. Il s’agira ici d’en prendre la mesure, dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la très forte mobilisation des États et des populations d’Europe orientale.

Błażej Brzostek, Professeur d’histoire, Université de Varsovie (Pologne)

Christine Cadot, Maitresse de conférence en Science politique, Université Paris 8 (France)

Oliver Reisner, Professeur en Études européennes et caucasiennes, Ilia State University (Allemagne / Géorgie)

Teuta Vodo, Maîtresse de conférences à Sciences Po Paris et Directrice de Master à l’Université Parisd Cité, ancienne Vice-ministre de la Justice d’Albanie (Albanie / France)

Blaise Wilfert, Historien contemporanéiste au Département de sciences sociale et Directeur adjoint du Centre interdisciplinaire d’études européennes, École normale supérieure – Paris sciences et lettres (France)

Modération : Mikołaj Rakusa-Suszczewski, Professeur en Sciences politique, Centre for Europe, Université de Varsovie (Pologne)

16.00-17.30 – auditorium : Les chercheurs et la guerre : contraintes et pratiques à l’heure des bouleversements géopolitiques

La phase massive de la guerre russo-ukrainienne a laissé une profonde empreinte sur la pratique des chercheurs spécialistes de l’Europe centre-orientale et du vaste espace russe. Non seulement cela a mis fin aux tentatives de dialogue qui avaient pu être menées après 2014, mais la violence du conflit en Ukraine et la fermeture politique de la Russie avec son allié bélarusse ont privé de nombreux experts de l’accès direct à leur terrain. Dans le même temps, cette situation tragique a mis en lumière la nécessité de déployer de nouveaux dispositifs de coopération et de nouvelles méthodes d’analyse. La table ronde présentera les cadres disciplinaires, les nouveaux outils (notamment les nouvelles technologies) et les initiatives institutionnelles qui structurent aujourd’hui ce chantier scientifique européen. Elle évoquera également les défis posés par les situations d’exil des chercheurs et des étudiants déplacés par la guerre et accueillis dans les pays de l’Union européenne.

Anna Colin-Lebedev, Maîtresse de conférences en Science politique à l’Université Paris Nanterre (France)

Natalia Otrishchenko, Sociologue et Chercheuse, Centre d’histoire urbaine de Lviv (Ukraine)

Andreas Umland, Analyste au Stockholm Centre for Eastern European Studies (SCEEUS) du Swedish Institute of International Affairs (Allemagne / Suède)

Rafał Wnuk, Professeur d’histoire contemporaine de l’Europe centre-orientale et orientale à l’Université catholique de Lublin Jean Paul II (Pologne)

Modération : Laurent Tatarenko, Chercheur au CNRS et Directeur du Centre de culture française et d’études francophones (CCFEF), Université de Varsovie (France / Pologne)

Mardi 12 mars

9.15-10.45 – auditorium : La frontière orientale dans l’imaginaire européen

Tout au long du XXe siècle, l’Europe centrale et orientale a connu de nombreux découpages territoriaux et changements frontaliers au gré des conquêtes et des soubresauts ou accélérations de l’histoire (chutes des Empires austro-hongrois et ottoman, éclatement du bloc soviétique, recompositions nationales…). L’intégration progressive de nouveaux pays à l’Union européenne a modifié les équilibres géopolitiques, décorrélant l’organisation administrative de l’espace européen des empreintes identitaires et culturelles. A cela s’ajoute le voisinage russe dont la perception varie suivant l’expérience directe ou indirecte que les peuples d’Europe ont pu faire de la domination soviétique et font aujourd’hui d’un pays à l’origine d’une nouvelle guerre en Europe. Quelle conscience partagée avons-nous donc de l’espace centre-oriental européen ? Quelle en est la géographie ? Et dans quelle mesure la guerre en Ukraine en renforce-t-elle ou non la cohérence et le poids dans l’ensemble européen ?

Galyna Dranenko, Enseignante-chercheuse en littérature comparée, Directrice du Département de philologie romane et de traduction à l’Université de Tchernivtsi, membre temporaire du Centre de recherche sur les médiations - CREM à l’Université de Lorraine (Ukraine / France)

Dagmara Jajeśniak-Quast, Co-directrice du Viadrina Center of Polish and Ukrainian Stories et Professeure d’Etudes polonaises interdisciplinaires (Pologne / Allemagne)

Anna Mirkes-Radziwon, Directrice de l’association Memoriał Polska (Pologne)

Andreas Umland, Analyste au Stockholm Centre for Eastern European Studies (SCEEUS) du Swedish Institute of International Affairs (Allemagne / Suède)

Modération : Mathéo Malik, Rédacteur en chef de la revue Le Grand Continent et Secrétaire général du Groupe d’études géopolitiques (France)

11.00-12.30 – escaliers jaunes : Le jour d’après la guerre...

« Est-il possible de penser l’après-guerre en Ukraine aujourd’hui ? » C’est la question qu’Anna Colin-Lebedev posait récemment dans une analyse publiée sur le site du Grand Continent. Dans un État qui lutte face à l’agression russe pour défendre son territoire et sa population, mais également pour construire une société et des institutions nouvelles, quels sont les ressorts de la mobilisation qui reconfigure l’espace public et vise à moderniser les structures et les pratiques des pouvoirs politiques ? Plus généralement, comment les dynamiques promues par les événements de 2014 ont-elles transformé le pays et quel pourrait être le poids de ces évolutions une fois la paix revenue ? Ce dialogue entre étudiants ukrainiens de l’Université de Varsovie et chercheurs permettra d’esquisser ce à quoi pourrait ressembler le « jour d’après la guerre »…

Anna Colin-Lebedev, Maîtresse de conférences en Science politique à l’Université Paris Nanterre (France)

Bogdan Góralczyk, Professeur en Relations internationales, Centre for Europe, Université de Varsovie (Pologne)

Constantin Sigov, Philosophe et Directeur du Centre des études européennes de l’Université Mohyla de Kyiv (Ukraine)

Étudiants ukrainiens de l’Université de Varsovie

13.45-15.45 – escaliers jaunes : Ecrire la guerre

Ecrire la guerre, la documenter, donner à en comprendre les racines et la complexité au sein de la grande Histoire, lui donner aussi le visage humain de tant de parcours anéantis, montrer la résistance, décrypter les ressorts de la haine ou de l’indifférence, tendre le micro à de nouvelles voix, contrer les vagues de désinformation... Puis faire face au temps long... Le rôle des médias est aussi crucial que délicat pour analyser la guerre en Ukraine et ses conséquences en Europe. Comment un événement d’une telle ampleur bouscule-t-il les pratiques au sein des rédactions ? Que peuvent les médias pour accompagner les citoyens dans la compréhension des bouleversements en cours, dans un contexte de montée des tensions et de rééquilibrage géopolitique ? Déclinée à chaque étape des « Dialogues européens », cette discussion, dans un format volontairement ouvert et participatif, a pour objectif de mettre l’accent sur l’enjeu de l’accès à l’information et à la connaissance.

François-Xavier Lefranc, Président du Directoire et Directeur de la publication de Ouest-France (France)

Jeanne Cavelier, Journaliste et Responsable du Bureau Europe de l’Est et Asie centrale de Reporters sans frontières (France)

Olivier Weber, Ecrivain et grand reporter (France)

Léna Mauger, Co-fondatrice et Rédactrice en chef de la revue Kometa

Alexandra Jousset, Journaliste, réalisatrice de documentaires et productrice au sein de l’agence CAPA presse (France)

Mathéo Malik, Rédacteur en chef de la revue Le Grand Continent et Secrétaire général du Groupe d’études géopolitiques (France)

Fabrice Puchaut, Directeur de l’Unité Société et Culture, Arte France (France)

Modération : Laurent Marchand, rédacteur en chef délégué aux Affaires européennes et internationales de Ouest-France

18.00-19.30 - Galerie nationale d’art Zachęta : La guerre au prisme du genre : un regard transdisciplinaire et transfrontière

La guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine se distingue par l’omniprésence des enjeux liés au genre : de la justification de l’invasion par la défense du patriarcat et de la norme hétérosexuelle contre l’Occident « dépravé » à la place des femmes et des minorités sexuelles dans les forces armées et la société ukrainiennes ; de la sexualisation permanente de la nation agressée et de ses dirigeant et dirigeantes à la perpétration de violences sexuelles à grande échelle par l’agresseur ; de la proportion des femmes parmi les 12 millions de réfugiés générés par le conflit à la réponse « féministe » promise par certains partenaires occidentaux. Pour aborder ces aspects dans le contexte des guerres culturelles menées par divers mouvements et gouvernements à l’échelle globale, ce débat mobilise une perspective décoloniale, transfrontière et transdisciplinaire. Quel rôle tient l’imaginaire genré du Kremlin dans le déclenchement et la conduite du conflit ? L’intérêt de la société post-Maidan pour les enjeux d’égalité et les droits LGBTQ trouve-t-il de nouvelles expressions pendant la guerre ? Quelle est l’influence des discours anti-genre parmi les forces illibérales et celles les moins favorables à la poursuite de l’aide à l’Ukraine ? Une justice transitionnelle féministe est-elle possible, et quel avenir pour les dynamiques d’émancipation dans l’Ukraine post-conflit ?

Agnieszka Graff-Osser, Ecrivaine, traductrice et militante des droits des femmes, Université de Varsovie (Pologne)

Elissa Mailänder, Professeure associée d’Histoire contemporaine à Sciences Po, Centre d’histoire (CHSP) (France)

Aleksandra Nedzi-Marek, Avocate et fondatrice du Polish Center for Torture Survivor (Pologne)

Christine Seifert, Cheffe de projet, Berghof Foundation (Allemagne)

Modération : Maxime Forest, Docteur en Sciences politiques et enseignant-chercheur à Sciences Po (France)

18.00-19.30 - Institut du reportage : La guerre, le journalisme et le temps long : une discussion avec Żenia Klimakin (journaliste ukrainien, rédacteur en chef du portail Nowa Polsza) et Olivier Weber (journaliste et auteur).

Cette question, posée en son temps par Oriana Fallaci, sera au centre de la rencontre avec le reporter, journaliste et écrivain français Olivier Weber. Il a, comme correspondant de guerre, couvert plus de 20 conflits. Il écrit aujourd’hui notamment sur l’agression russe en Ukraine. Précisément, quelle dimension recouvre pour le reporter de guerre le retour sur le sol européen d’un conflit de haute intensité ? Quelles sont les caractéristiques de cette guerre ? Et quelle responsabilité incombe au journaliste face à l’histoire qui bascule ?

Contact

CIEE
École normale supérieure
45, rue d’Ulm
75005 Paris

Secrétariat scientifique
Simona Gîrleanu
adresse-email : Simona Girleanu <simona.girleanu chez normalesup.org>

Direction
Stéphane Van Damme
Département d’histoire
45 rue d’Ulm
75005 Paris

Directeur-adjoint
Blaise Wilfert
Département de sciences sociales
Campus de Jourdan
Boulevard Jourdan
75014 Paris

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