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Mineure Études européennes


Vous êtes normalien élève ou étudiant, rejoignez la mineure dans le cadre du DENS.

L’ambition de cette mineure est de proposer un parcours de formation qui intègre précisément à la fois les humanités, les sciences sociales, les sciences de gouvernement et même les sciences naturelles. Elle contribue ainsi à orienter les étudiants vers un intérêt renouvelé pour les sujets européens, en y associant étroitement l’esprit de la recherche et la perspective de l’action publique dans les institutions européennes. Grâce à un programme d’études européennes large et ouvert, cette mineure veut contribuer à diversifier les formations qui mènent au recrutement dans les institutions européennes, à y promouvoir les études doctorales comme niveau de compétences et donc à réduire l’écart entre formation à la gouvernance et recherche fondamentale. Dans cette perspective, il s’agit aussi de faire enfin communiquer la culture de gouvernement installée en Europe avec le tournant transnational et global connu par les sciences humaines et les sciences sociales depuis une trentaine d’années.

Cette mineure repose évidemment, pour son appui recherche, sur le CIEE, dont elle est la part pédagogique.

Voir également la présentation de la mineure ici : https://www.ens.psl.eu/sites/defaul...

Nom du responsable de la mineure

Blaise Wilfert, maître de conférences au Département de sciences sociales
Blaise.Wilfert chez ens.psl.eu

Public visé par la mineure et prérequis attendus

Tout public, pas de prérequis.

Objectifs pédagogiques de la mineure et bénéfice attendu pour l’insertion professionnelle des étudiants

Cette formation vise à proposer une alternative, typique de l’ENS et de PSL, au modèle dominant en France des études européennes, essentiellement articulé aux sciences politiques et au droit européen dans une optique de sciences de gouvernement. Ce type de formation est aujourd’hui très critiqué à la fois pour son conformisme, son orientation technocratique et sa vision réductrice de l’Europe et des enjeux européens.
L’ambition de cette mineure est de proposer un parcours de formation qui intègre précisément à la fois les humanités, les sciences sociales, les sciences de gouvernement et même les sciences naturelles. Elle contribue ainsi à orienter les étudiants vers un intérêt renouvelé pour les sujets européens, en y associant étroitement l’esprit de la recherche et la perspective de l’action publique dans les institutions européennes. Grâce à un programme d’études européennes large et ouvert, cette mineure veut contribuer à diversifier les formations qui mènent au recrutement dans les institutions européennes, à y promouvoir les études doctorales comme niveau de compétences et donc à réduire l’écart entre formation à la gouvernance et recherche fondamentale. Dans ce cadre, il s’agit aussi de faire enfin communiquer la culture de gouvernement installée en Europe avec le tournant transnational et global connu par les sciences humaines et les sciences sociales depuis une trentaine d’années.
La perspective de cette mineure est donc large : elle concerne l’Europe dans son ensemble, comme sous-continent de l’Eurasie, comme forme complexe de manifestation de la civilisation humaine, comme foyer de dynamiques géopolitiques ET comme projet politique et institutionnel. Tout cela s’inscrit dans une perspective chronologique longue, pluriséculaire, quand les « études européennes » s’en tiennent en général aux cent dernières années, au mieux. Au contraire, notre perspective consiste à articuler, entre recherche et enseignement, une série d’interrogations très larges sur notre continent ET sur le sens, les dynamiques et les modalités de son intégration, sans négliger aucune de ses dimensions. Comment penser la place d’une « littérature européenne » dans le cadre de la littérature mondiale ? Comment penser l’Europe, en philosophe ? Une anthropologie européenne est-elle possible, et à quelles conditions ? Comment penser dans le temps l’intégration européenne, depuis l’apparition du terme dans les traités diplomatiques internationaux (Utrecht, 1713) jusqu’à l’invention de l’Union ? Quelle société européenne, et quelle sociologie de la société politique européenne ? Comment penser la place de la pluralité des langues dans l’Europe des États nationaux et de l’intégration européenne, et dans un monde dominé par le monolinguisme anglophone ? Comment penser le droit de l’Union, comment penser le droit et les droits dans l’Union, comment penser le droit et l’aventure européenne, depuis le droit des gens jusqu’au droit global ? Comment penser l’environnement dans le cadre spécifique du continent ? Ces interrogations, qui sont autant de questions de recherche ET de sujets majeurs pour le débat public européen, constituent l’horizon de cette mineure, et donc aussi les axes principaux de la contribution que l’ENS entend apporter à une pensée nouvelle de l’Europe. Et bien sûr, dans cette opération, les étudiants auront un rôle crucial.

Du point de vue de la contribution de cette mineure à l’insertion professionnelle des normaliens, trois aspects essentiels sont à souligner.

1. Pour ce qui concerne les parcours recherche à l’ENS, une orientation européenne permettra de renforcer la formation des normaliens dans des domaines et sur des sujets qui sont ces dernières années passés au second plan, voire tombés en déshérence. Cette formation contribuera à la définition de projets tournés vers la dimension européenne des différents domaines de recherche, et donc contribuera à aider les normaliennes et les normaliens à construire des projets scientifiques et professionnels européens, et non plus seulement français ou étasuniens. Nos liens avec des institutions européennes majeures dans ce domaine comme l’Institut Universitaire européen de Florence, le Centre d’études européennes de l’Université de Leipzig, l’Université libre de Bruxelles, mais aussi l’ensemble des Centres d’études européennes français, regroupés notamment dans le GIS EuroLab.

2. Pour ce qui concerne les parcours orientés vers les politiques publiques et les concours administratifs, la mineure études européennes renforcera considérablement la formation des normaliennes et des normaliens concernant l’Union européenne, les politiques européennes, la géopolitique du continent. A ce titre, elle sera un complément naturel de la mineure Sciences du politique et du gouvernement, portée conjointement par le Département d’économie et le Département de sciences sociales, et constituera avec elle un ensemble cohérent pour former les normaliennes et les normaliens dans la perspective de la Prépa Concours de la Haute Fonction publique (c’est notamment une préoccupation d’Arnaud Teyssier, son responsable, que de monter en gamme du côté des études européennes).

3. Pour ce qui concerne les autres possibilités de parcours, la mineure Etudes européennes offrira, notamment par ses stages et son réseau d’institutions européennes, des perspectives intéressantes pour l’orientation professionnelle : la Maison d’histoire de l’Europe, le Service de recherche du Parlement européen, les Archives historiques de l’Union européenne, à Florence, le Grand Continent, à Paris, par exemple, seront des partenaires précieux pour que les normaliennes et les normaliens s’initient à des métiers différents (muséographie, médiation culturelle, archivistique, édition et journalisme).

Obligations de scolarité pour valider la mineure / structuration de la mineure

Valider la mineure implique de valider 30 ECTS d’enseignements dans une liste de cours, dont un certain nombre sont obligatoires et d’autres sont optionnels. Il est recommandé, par ailleurs, mais pas obligatoire, d’effectuer un stage dans une institution européenne liée au CIEE.

Schéma :
18 ECTS dans les enseignements obligatoires
12 ECTS à choisir dans une liste de cours dans plusieurs disciplines
Un stage (optionnel)

Enseignements obligatoires devant être suivis dans le cadre de la mineure : 18 ECTS

Penser l’Europe, séminaire transdisciplinaire du CIEE, qui pourra prendre différentes formes, et notamment celle d’une PSL Week (24h, 6 ECTS, Stéphane Van Damme et Blaise Wilfert, Département d’Histoire et Département de sciences sociales, S2) ;

Socio-histoire de l’intégration européenne (24h, 6 ECTS, Blaise Wilfert, Département de sciences sociales, S2) ;

Stage (optionnel) :

Un stage de 5 mois pourra être effectué dans une institution partenaire (IUE, Archives de l’Union européenne, Service de recherche du Parlement européen, Parlement européen, Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, Maison de l’histoire de l’Europe, Collège européen de Bruges …)

Une participation à la journée d’étude annuelle du CIEE

Enseignements optionnels : 12 ECTS

La liste des cours est consultable ici : https://ciee.ens.psl.eu/spip.php?ar...

Contact

CIEE
École normale supérieure
45, rue d’Ulm
75005 Paris

Secrétariat scientifique
Simona Gîrleanu
adresse-email : Simona Girleanu <simona.girleanu chez normalesup.org>

Direction
Stéphane Van Damme
Département d’histoire
45 rue d’Ulm
75005 Paris

Directeur-adjoint
Blaise Wilfert
Département de sciences sociales
Campus de Jourdan
Boulevard Jourdan
75014 Paris

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